L’échec fait peur aux parents, il détruit une part intérieure de l’enfant, il apparaît comme
insurmontable.
Aujourd’hui, en France, selon les dernières statistiques l’échec scolaire toucherait + de 200 000 élèves en primaires
Les causes de l’échec sont multiples et ce n’est pas un facteur qui en est la cause mais plutôt l’addition de plusieurs, de différents facteurs qui finissent pas classer l’enfant en situation
d’échec ; Cela peut-être par exemple, des problèmes familiaux, le non-respect des rythmes de l’enfant, des pb de handicap, une sensibilité aux additifs alimentaires
phosphatés…
La liste est longue et il serait difficile d’en faire une de façon exhaustive.
Les réponses du milieu enseignant sont-elles adaptées? Je ne sais pas vraiment, probablement que certains enseignants
savent mieux répondre à ce type de problèmes que d'autres. Malheureusement, au vue de certains expertises il semblerait que les réponses ne soient pas vraiment adaptées, mais elles
peuvent être utiles.
Il faut savoir qu'un enfant que l’on classe en difficultés, le ressent, le vie, l’entend et l’intègre, il perd beaucoup de sa confiance et par la même de ses capacités en se disant de toute façon
je ne suis pas bon, je suis nul, etc….
Nous, en tant que parent nous restons les meilleurs alliés de nos enfants pour l’aider à faire face à ces difficultés et à reprendre confiance en lui et l’aider à faire face à ce que le système nomme « l’échec scolaire ».
Les mots ont beaucoup d’importance. Par exemple signifier à l’enfant « Tu es un bon élève », « Tu es
mauvais élève » c’est signifier à l’enfant qu’il est ou non capable. L’enfant mit dans la seconde situation, donc mit en échec, souffre de cette dépréciation de lui-même face aux autres car
il perçoit les autres comme étant mieux que lui, + capable que lui.
Le système scolaire n’offre malheureusement que le système de notation pour « quantifier la qualité du travail produit par l’enfant à un moment donné ». Il apparaît donc que cela
consiste, je cite, « à évaluer un travail par rapport à une extérieure et non par rapport au
potentiel de l’enfant ».
En tant que parent, on peut permettre à l’enfant à ne pas s’identifier par rapport à une note et à se garder en estime. Il convient d’éviter les conclusions hâtives du style « Tu es nul en
maths », mais plutôt en valorisant le potentiel de l’enfant.
Je site par exemple cette phrase du magazine : « Tu as bien mené le début de ton raisonnement, mais à cet endroit, tu as fait une erreur et cela a faussé le reste de ta
réflexion ».
Il vaut mieux mettre en avant ce que l’enfant à réussi plutôt que de focaliser sur ce qu’il n’arrive pas à faire.
Qu’est-ce que réussir ? Est-ce avoir de bons résultats scolaires ? Ou serait-ce plutôt apprendre à se connaître pour développer son propre potentiel, quel qu’il soit et ainsi se construire intérieurement et s’intégrer socialement ?
Antoine de la Garanderie, pédagogue reconnu pour sa pédagogie de la réussite, explique que pour sortir de l’échec,
« la 1ère étape est d’aider l’enfant à retrouver sa motivation en renouant avec le désir d’apprendre et de connaître. » Selon ce
pédagogue, « lorsqu’on montre à l’enfant comment il peut faire pour apprendre, quels procédés mentaux il peut mettre en œuvre, l’enfant peut retrouver le plaisir d’apprendre.
Mr de la Garanderie explique :« La motivation doit se prendre à partir des plaisirs d’acte».
Il ne faut pas dire « si tu travailles tu auras une belle situation » mais lui dire « si tu travailles, tu vas connaître la joie de connaître, avoir du plus être. »
Le plaisirs d’acte est un plaisir du développement de l’être qu’il oppose au plaisir d’état qui correspond à la satisfaction d’avoir des diplômes et des bonnes notes.
En étant à l’écoute de l’enfant et donc de ses périodes sensibles on voit vers quoi l’enfant est attiré. Selon Maria
Montessori les périodes sensibles sont : « C’est cette sensibilité qui permet à l’enfant de se mettre en rapport avec le monde extérieur d’une façon exceptionnellement intense ;
tout est facile, alors ; tout est pour lui enthousiasme et vie. Chaque effort est un accroissement de puissance. »
On peut ainsi l’inviter, en dehors du temps scolaire, à combler ses besoins de découverte.
Source Grandir autrement n°15
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